Questions fréquentes

Comment nourrir les poissons sans granulé ?

Après avoir expérimenté les granulés et farines, nous avons conclu que cette nourriture n’était pas vraiment adaptée car elle créait des carences chez les poissons et dans les cultures végétales, donc dans le système d’aquaponie.

De plus, les granulés sont indexés sur le transport et, jusqu’à présent, dans la nature les poissons ne mangent pas de farine de saumon, de soja…

Nous préférons donc créer notre nourriture à base d’insectes locaux (lombric, vers de terre, grillons, vers de farine…) et de déchets végétaux provenant d’épluchures des légumes cultivés sur place… à suivre

Le P.V.C ?

Le système d’aquaponie ainsi que la serre sont construits en low-tech : https://www.youtube.com/watch?v=FhP2HI4Gofw.

Dans l’ensemble de ces expérimentations, nous retenons que le P.V.C. est une limite et nous ne voulons pas encourager sa production.

Par conséquent, nous sommes en plein processus créatif pour remplacer le P.V.C. par des tuyaux en argile. Nous nous inspirons actuellement des oyas (pot en terre cuite contenant de l’eau) pour répondre à cette problématique qui nous interpelle. De plus, étant dans une région de potiers, il nous parait évident de prototyper des systèmes low tech d’aquaponie basés sur un matériel en argile cuite, pour impulser une économie locale auprès des artisans… à suivre.

Pourquoi le brevet ?

Céline Basset :

« Le brevet concerne le processus régénératif et non pas l’aquaponie. L’aquaponie est du domaine publique.

Étant contre le fait de breveter le Vivant, il s’est donc passé plusieurs évènements pour que j’en arrive à ce dépôt. J’ai subi depuis ces dernières années de fortes pressions autour de ce procédé régénératif. Pesant peu de poids face au monde industriel, j’ai donc fait un choix stratégique qui est le suivant :
Breveter ce procédé, puis le rendre dans le domaine publique afin qu’il échappe aux mains des industriels qui continuent à penser en silo, à isoler et saucissonner le vivant en segments pour y mettre à chaque fois des péages.

Les formations proposées par Blue Soil incarnent la bascule du brevet dans le domaine publique. Ce procédé sera en toute transparence présenté et démocratisé auprès des inscrits aux formations (chômeurs, étudiants, reconversions, jeunes agriculteurs, agricultrices, candidats à l’installation, salariés non agricole, incubateurs de projets, collectivités locales, etc… »

Comment ces projets ont été financé ?

Céline Basset :

« Les projets au Vietnam et en France ont été financés par dons et financements participatifs (Kickstarter (10 000 $) pour le Vietnam, Miimosa (5 000 €) pour la France). La Birmanie a répondu à une demande.

Mes parents ont été les premiers à croire en ce projet de vie et continuent toujours à m’aider. Les coûts des projets en low-tech sont estimés à 20 000 € en France et 12 000 $ au Vietnam.

Pour l’installation maraîchère qui fait de la semence paysanne, il faut compter environ 5 000 € (outils, graines paysannes, paille, crottin, transport, permis de construire pour la serre géothermique, l’eau, les dégâts liés aux intempéries, électricité…)

Comment j'ai fait avec si peu de financement ?

La serre géothermique et le système d’aquaponie régénérative ont été réalisés en chantiers participatifs massifs (plus de 40 personnes) en trois mois.

Sans toute l’équipe de Crest, de Die, de Dieulefit, de Lyon et les copains, ce projet n’aurait jamais pu voir le jour en France. Le tissu social et les mises en lien ont été la preuve que nous pouvons agir en organisme social vivant.

Gratitude à tous ceux et celles qui ont laissé des calories sur les chantiers et aux donateurs du financement participatif <3

Éthique et bien être animal

Céline Basset :

 » Depuis 2014 je fluctue entre les régimes végétarien et végétalien (sans lait, crustacé, ni œuf). Une infection au candida albican de 2014 à 2017 m’a fait prendre un virage alimentaire et conscience de la réalité des aliments que je mettais dans mon corps. Par ailleurs, fille de militaire et ancrée dans le voyage, j’ai passé au total 11 années en dehors de l’Europe (Afrique, Asie, Amériques) où j’ai pu faire l’expérience d’autres cuisines du monde et surtout d’être le témoin de l’horreur de l’élevage intensif d’animaux (parfois destinés à l’alimentation, parfois domestiques, parfois sauvages dans le cadre du tourisme de masse). Dans notre famille, le respect du vivant est une valeur fondamentale et non négociable. Je porte ces valeurs. Mes choix sont les miens, cependant je n’impose à personne mes choix. Quelque soient nos différences, la collaboration commence avec l’acceptation qu’autrui est différent de nous.

Par conséquent, dans les systèmes d’aquaponie régénérative, les élevages d’insectes et les formations, les règles sont strictes concernant le respect du bien-être animal. La partie aquaculture se base sur les règle de l’aquariophilie (Un poisson pour 20 à 30 litres d’eau selon l’espèce) et non de l’élevage intensif de poissons (créant un mal-être, du stress, des maladies, encourageant l’utilisation d’antibiotiques dans les élevages et une trop forte eutrophisation de l’eau). L’environnement du bassin doit respecter les règles physiologiques, hydrologiques et les conditions de bien-être des poissons (bois flottant,  oxygénation, mouvement de l’eau, environnement stimulant, zones pour se dissimuler…). Dans mes enseignements, Au risque de décevoir certains et certaines, je n’enseigne pas la manière dont on tue un poisson pour le commercialiser – Cette partie concerne les experts de la pisciculture qui sont susceptibles d’intervenir afin de répondre aux demandes des inscrits et en fonction de leurs projets.  La résilience alimentaire inclut l’ensemble des citoyens et je transmets ce qui, selon moi, est juste et en concordance avec mon éthique.