L'URGENCE DE DEVENIR PLUS SAGE

Nous avons colonisé les connaissances autochtones des peuples premiers Européens qui vivaient dans nos campagnes lors de la grande Inquisition. Accusé de pactiser avec l’obscur par l’église, les femmes et hommes de savoirs portant sur les mécanismes du fonctionnement naturel de nos écosystèmes ont été violentés, condamnés, bannis et brûlés au 14ème, 15 ème et 16 ème siècles. Quelle renaissance !

Puis nous avons continué sur le continent Américain, Africain, Asiatique…Nos conquêtes ont annihilé de nombreux peuples, violés de nombreuse terres et femmes, saccagés les écosystèmes et inspiré de nombreux auteurs comme José-Maria de Heredia dans son œuvre Les trophée. Notre déconnection a atteint son apogée quand le vivant quitte nos sols, que le GIEC publie un rapport en Aout 2019 sur l’insécurité alimentaire à venir, confirmé récemment avec l’épisode du Covid-19 par l’OMS. 

DISPARITION DE LA BIOLOGIE DES SOLS

Un sol est qualifié de sol lorsqu’il a ces 3 aspects, sinon c’est une matière morte

  • Sa texture (sable, limon, argile, silice…)
  • Sa matière organique
  • Sa biologie

 L’obsolescence de nos modes de production et système agricole est fondée sur la nécessité de dérègler un écosystème initial afin de le re-paramètrer sur l’humain. La destruction de la biologie des sols par l’humain a donc engendré un système de dépendance aux intrants chimiques.

Notre méconnaissance du macro-organisme Terre nous conduit droit dans le mur.

Nourrir les plantes plutôt que les sols revient à se tirer une balle dans le pied. Déforester pour installer des kilomètres de champs en monoculture revient à détruire une biodiversité équilibrée qui savait s’autoréguler, garder ses nutriments et l’eau dans le sol au profit de l’installation d’une steppe désertique dépendante d’intrants chimiques indexés sur l’extraction de minerais et le pétrole.

Quand nous marchons sur la tête, il convient de démocratiser le savoir du vivant.

RARETÉ DE L'EAU

Seule 3% de l’eau de la Terre est constituée d’eau douce et 97% d’eau salée. La distribution d’eau douce se répartit de la manière suivante :

  • Les eaux de surface qui s’évaporent,
  • Les eaux souterraines qui disparaissent et se polluent,
  • Les eaux gelées qui fondent à vue d’œil avec le dérèglement climatique
  • Les rivières et lacs disparaissant sous nos yeux et leur pollution

Vous comprenez donc que l‘eau est le sang des terres, le cœur des forêts et le vecteur d’équilibre du climat.

Notre gestion de l’eau n’est pas en phase avec ses ressources. Notre méconnaissance de cet élément, pourtant si vital, conduit l’humanité vers une désertification irréversible si nous continuons ainsi.

 Nos modes de productions consomment une quantité largement supérieure au renouvellement du cycle de l’eau. Et Oui, utiliser de l’eau potable pour nos toilettes en Europe alors que le reste du monde ne dispose d’aucun accès à l’eau potable ou l’eau tout simplement est encore une fois absurde.

En 2019, la France comptait 73 départements dans en état d‘alerte hydrique et de restriction hydrique. Cette année

En avril 2018, le gouvernement sud-africain a limité la consommation d’eau de la ville de Cape Town à un ratio de 40 litres par personne. Cela représente 4 chasses d’eau par jour. 40 litres pour nettoyer la vaisselle, arroser votre jardin, prendre votre douche, faire la cuisine … Pendant ce temps, les agriculteurs ne pouvaient pas arroser leurs terres et subissaient une perte importante. L’armée a réquisitionné les ressources d’eau afin de les redistribuer à la population. Vous imaginez vous ?

En Europe, l’eau douce quitte silencieusement nos sols. Pourtant nous la voyons disparaitre plus tôt chaque année. La déforestation, nos modes de consommation, la bétonisation des terres et l’agriculture de steppe sont des facteurs que nous pouvons changer. Tout commence avec un OUI.

Nous avons besoin d’outils transitoires capables de produire des aliments 100% naturels, capables d’économiser l’eau douce et des moyens de dépollution des cours d’eaux.

Fondatrice de Blue Soil

Présidente de l’association Archimède http://www.archimedeasso.com/

Membre stratégique resilience alimentaire chez SOSMAIRES https://sosmaires.org/

Co-Fondatrice Existence B https://www.existenceb.fr/fondateurs/ 

« I am an inventor, a farmer and a scientist »

Parcours atypique, j’ai passé 11 années de ma vie à l’étranger entre l’Afrique de l’Ouest, les États-Unis, le Canada, le Vietnam, la Birmanie, Bali et la France. Mon rapport avec la Nature a été stimulé très tôt avec une enfance passée au Niger.

Diplômée d’un Master recherche français en psychologie (spécialité neuropscyhologie, neurosciences cognitives) j’ai été accepté à la New York University mais j’ai très vite laissé tomber aux vues du prix à l’année et du milieu modeste de ma classe sociale. Lorsque je faisais mes études et pendant quelques années, j’ai été réserviste pour la Gendarmerie Nationale.

« A globe trotter »

En 2014 je suis aux États-Unis et ma vie change radicalement. Le déclic ? une maladie des intestins. Je décide de mettre mes unités attentionnelles et ma substance cognitive au service d’une bien plus grande cause que celle de gagner uniquement ma vie. Je décide alors de me mettre au service du Vivant et remets les mains dans la terre pour expérimenter mes hypothèses.

L’aquaponie vient après en 2016 lorsque je pars pour l’Asie du sud-est au Vietnam. Mes expérimentations combinant le monde de l’eau et du sol ont commencé dans cet univers asiatique inoubliables.

« Let’s be honest about the patent! « 

En 2019 je rentre en France et décide d’effectuer un dépôt de brevet. Breveter le vivant n’est pas de mon goût. Cependant après quelques malheureuses expériences au sein de mon ancienne association, j’ai donc retenu ma leçon. Ce brevet me permet donc l’indépendance intellectuelle et évite que certains organismes mettent la mainmise sur ce procédé consacré à nourrir et revivifier le vivant et non à relancer une machinerie dévitalisée d’exploitation de l’homme sur la Nature et la femme ; ni même de fonctionner à nouveau avec des modes de production alimentaire centralisés et indexé sur le pétrole et l’importation de phosphore.